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Marie-Christine Kuenemann : « La lecture permet de redessiner les contours d’une évasion, du plaisir de goûter l’imaginaire d’un auteur et de se réfugier dans son propre imaginaire »


Pour cette sortie de la rubrique Mon auteur.e, Plimay est allé à la rencontre de Marie-Christine Kuenemann pour découvrir son auteur du mois. Amoureuse de l’humain et de sa psychogénéalogie, Marie-Christine Kuenemann est une grande passionnée des spiritualités et du cosmos. Pour ce mois, elle nous parle de sa lecture et partage avec nous cette belle aventure, rien que pour le plaisir de la découverte et du partage.

Autodidacte, elle œuvre dans le domaine de la video editing et la littérature. Actuellement, elle essaie de coordonner la rencontre entre photographes et poètes, quelque chose qu’elle faisait déjà par le biais d’interventions artistiques en milieu scolaire où elle constituait des diaporamas à partir de ses propres photos pour faire écrire en poésie les enfants.

Très jeune avec sa lampe de poche qui fonctionnait à plein régime sous les draps pour contourner l’obligation de dormir, elle est allée vers les livres. Mais, ce n’est que dès son entrée au collège, qu’elle a sorti de la bibliothèque familiale les livres de poésie de tous les romantiques : Victor Hugo, Lamartine, Musset. À partir de là, les livres ne l’ont plus quittée.

Aujourd’hui, son rapport avec la lecture est bien différent d’il y a quelques années, même si la notion de plaisir est toujours là. Elle lit non seulement pour s’évader ou partir à la recherche de l’identité perdue, comme dans toute une période de son adolescence, mais aussi pour découvrir à proprement dit des auteurs.res, leurs univers, et leurs plumes. Car dans ce monde en crise, la lecture permet de redessiner les contours d’une évasion, du plaisir de goûter l’imaginaire d’un.e auteur.e et de se réfugier dans son propre imaginaire, ou bien au contraire, par réaction, reconfigurer son propre rapport à la réalité.

Pour ce mois, Marie-Christine Kuenemann est avec Edgar Hilsenrath, allemand d’origine, à peu près de la même époque que Charles Bukowski, ayant émigré aux États-Unis durant la 2ème Guerre Mondiale et dont le livre « Fuck America » fut publié lorsqu’il eut presque 50 ans. « Orgasme à Moscou » est sa lecture du mois, où Edgar Hilsenrath raconte du rapatriement aux USA d’un jeune russe, dont la fille d’un parrain mafieux new-yorkais s’est entichée, et dont elle est enceinte. C’est un prédateur homosexuel autrichien, dépeceur sexuel, qui est commandité pour venir le chercher. Un roman qui peint cette Russie de la guerre froide, et les réactions d’un émigré russe dans ce grand empire américain. Elle recommande vivement la lecture de ce roman qui révèle un art consommé de la narration-suspens-surprise avec des personnages originaux qui vous mettent à la hâte d’en connaître la fin. 

En guise de conseil Marie-Christine Kuenemann propose un deuxième titre à lire : « Les Vaisseaux du cœur » de Benoîte Groult qui expose la description inattendue d’une époque qui voit naître la liberté sexuelle au féminin et surtout un roman tout aussi inattendu sur un amour partagé non classiquement, entre deux êtres, que leur milieu d’origine tient à distance tout au long de leur histoire.

Cherlie Rivage

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