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« La dernière guerre » et autres poèmes de Wood-Jerry Gabriel


La dernière guerre

Quand viendra-t-elle ?
La dernière guerre
Celle où les hommes se tueront
De trop d’amours ?
Où les bombardiers
Seront des cœurs enflammés ?

J’ai rêvé d’une guerre
Où l’on se tuerait à coup de je t’aime
De coups de reins
De soupirs et de joies

Quand viendra-t-elle cette guerre ?
La guerre des tendresses
Du coït vaginal des mots
Dans la douceur des étreintes folles ?

Viendra-t-elle ?

Je la ferai cette guerre.
Avec ton cœur
Et tes amours.
J’inventerai de nouvelles bombes
Pour des Hiroshima inexplorées.
La bombe à émotions
Pour l’homme
Et l’autre pour la femme.

Les mots sont si fragiles

Les mots sont si fragiles
L’attente si dense
Je choisis l’insolence du verbe
Pour noyer tes fous rires
Toi l’inconnue de mes rêves
aux ailes d’anges soyeux
Sainte-ni-touche vagabonde
À l’horizon évanescent des tiges

Les mots sont si fragiles
Pour dessiner la forme de ton corps
Je choisis la somnolence du ciel
Aux bocages de tes rires
Citadelles exotiques moulins à paroles
Turgescente prière des ombres
Obélisque aux transes apocalyptiques
Corps abysses sidérales

Je me perds dans le silence de tes yeux
Pour réveiller la nuit sous tes aisselles
Partout un sens de toi
Dans mes chansons de vieux marin amoureux des vagues
Dans mes poèmes d’hiver dans ma musique ivre
Partout ce sens de toi que je reconnais entre mille

Les mots sont si fragiles dans l’apparente vérité
L’attente si morne dans la vulgarité des songes
La transcendance du verbe du temps
Dans l’alchimie des gestes
Corps transis coeurs bouillants
Secousses du temps pluie d’amours…

Je ne sais quel rêve t’habite

Le bonheur a la forme de ton visage
Chant de résonance divine
Dans l’Opéra du cosmos
Ton corps est un concert d’amours
Un entrechant sublime dans la graisse du temps
J’aime tes formes
Le gris condensé de tes yeux
La somnolence de tes rires
La tiédeur de ta voix comme des glaçons sur ma peau
J’aime ta démarche élastique
Tes déhanchements lascifs
Et la souplesse de tes mots…

À la traversée des saisons
J’épelle mon nom dans tes yeux obliques
Et mes cris prennent la forme de tes seins
En spasmes jugulaires et aléatoires
Du poème en mal d’éternité
Comme ce voile sur ton visage

Mon coeur est une ardoise accrochée à tes murs
Des griffons répétés en cadences prisonnières
Un poème tissé dans les tremblements de ta voix
Ou des mots éparpillés en spasmes indomptés
Sur le mur de tes orgasmes

Et pourtant, je ne sais quel rêve t’habite
Je ne connais que le voile de ton silence
Et la timidité de tes regards
Je suis poète de ta beauté
Je rature des mots à l’encre rose
Pour ma part de rêve et ta part d’éternité.

Wood-Jerry Gabriel

À propos de l’auteur :

Wood-Jerry Gabriel est né le 25 Septembre 1988 à Jacmel. Il grandit à Carrefour où il fît ses études primaires et une partie du secondaire. À quinze ans il découvre l’écriture et s’inspire de ce qui l’entoure pour créer des petits poèmes. Passionné d’art, il évolue entre le cinéma, la peinture et la littérature.

Wood-Jerry Gabriel est directeur de programmation du Festival Nouvelles Vues Haïti et membre de l’association SineNouvèl.

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