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Entretien avec Dierf Dumène dans le cadre du 1er anniversaire de Plimay


Ce samedi 20 juin 2020 ramène le 1er anniversaire de Plimay. Ce site Internet dédié uniquement à la promotion de la littérature-monde contemporaine, est un hommage à la chose littéraire. Nous vous proposons, dans le cadre de ce 1er anniversaire, un entretien avec Dierf Dumène, le fondateur de la plateforme.

Stenley O. Doriscat : Qui est Dierf Dumène ?

Dierf Dumène : Né en Haïti, le 02 décembre 1995, Dierf Dumène est poète et fondateur de la plateforme littéraire Plimay. Il détient une licence en Sciences Religieuses.

S.O.D. : D’où vient l’idée de la création de cette plateforme littéraire ?

D.D. : En fait, l’idée de créer une telle plateforme vient à partir de plusieurs constats. D’abord, nous avons remarqué qu’il y a, en Haïti, un nombre restreint de sites littéraires. Il existe de préférence de nombreuses agences de presse qui se contentent de publier que des nouvelles. Donc, seule l’actualité est au cœur de leurs publications.

Nous avons aussi constaté que les sites web à vocation littéraire ne sont pas uniquement consacrés à la littérature. Ils publient également des textes et/ou articles portant sur la musique, le cinéma, et j’en passe. Du coup, leurs publications se portent sur la culture en général.

Ainsi, après tous ces constats, nous avons décidé de lancer quelque chose de nettement différent. Donc, un site Internet dédié uniquement à la cause littéraire. Plimay naît de la volonté de créer quelque chose de dynamique. Une plateforme exclusivement consacrée à la littérature contemporaine.

S.O.D. : En quoi consiste Plimay véritablement ? Son rôle, sa mission ?

D.D. : Plimay est une plateforme littéraire qui se donne pour mission de faire la promotion de la littérature contemporaine d’Haïti et du monde entier. C’est un espace où les écrivains peuvent partager, promouvoir leurs écrits sans le moindre souci, et faire la rencontre d’autres écrivains. Elle est axée essentiellement sur des contenus web et est ouverte à tous les auteurs et/ou écrivains de divers horizons.

Plimay se veut l’unique espace où la guerre de l’écriture domine. À travers notre site web plimay.com, nous pouvons lire des articles, des poèmes, des nouvelles, des contes de nombreux écrivains haïtiens et étrangers, y suivre l’actualité littéraire, et même y poster nos propres œuvres.

Plimay ne s’identifie à aucune structure politique, aucun courant religieux. Nous valorisons le travail de tout écrivain et/ou auteur sans mettre en question leur origine, ou leur rang social.

Plimay est un hommage à la chose littéraire.

S.O.D. : Êtes-vous une équipe ?

D.D. : Pour assurer la survie du projet, nous avions décidé de nous regrouper en équipe avant le lancement officiel. Nous avons un conseil de direction formé de sept à huit membres, dont la mission est de mener à bien le projet. C’est donc une vingtaine de bénévoles haïtiens et étrangers qui se tiennent derrière la plateforme.

S.O.D. : Quelles difficultés avez-vous rencontrées au cours de cette première année dans le domaine littéraire francophone ?

D.D. : La vie en elle-même est empreinte de difficultés, de problèmes de toutes sortes. C’est inévitable. Dans ce cas, nous pouvons dire que beaucoup de problèmes ont surgi durant notre existence. Nous n’allons pas citer ici toutes les difficultés auxquelles nous avons dû faire face, mais nous allons mentionner une seule. Celle qui a failli tout chambouler. Il s’agit d’un problème technique. Nous avons perdu les traces de notre site Internet quelques mois après le lancement officiel de la plateforme. Cela a duré quatre ou cinq mois environ. En effet, nous étions dans l’impossibilité de publier de nouveaux contenus, malgré les nombreux textes et articles que nous recevions. Cela a beaucoup retardé le projet et nous a aussi découragés ; mais l’amour que nous portons à la chose littéraire nous a rattrapés à chaque fois. Heureusement que le problème a pu être résolu après maintes discussions avec le responsable de la compagnie qui a conçu le site. Espérons tout de même que cela ne va pas se reproduire.

S.O.D. : Les internautes, s’intéressent-ils vraiment à la littérature ? Est-ce qu’il y a une bonne réception de vos publications sur les réseaux sociaux ?

D.D. : Avec l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication, les internautes disposent davantage de moyens de divertissements. Il est un fait que peu de gens s’intéressent à la littérature. Il n’y a pas à sortir de là. Cela dit, nous avons réussi à sensibiliser autant de gens possibles autour d’une seule et unique cause : la cause littéraire. À preuve, le nombre croissant d’internautes surfant sur notre site au quotidien.

Les réseaux sociaux offrent une possibilité incontournable aux entreprises pour présenter leur marque et leurs produits, donc générer plus de profits. Ils sont essentiels au marketing digital. De ce fait, nous avons fait des réseaux sociaux notre terrain de jeu. Nos publications sont largement relayées sur les réseaux sociaux, sur Facebook en particulier où nous avons le plus grand nombre d’abonnés. Chacune de nos publications touche en moyenne cinq à six mille personnes. Déjà, c’est un bon début.

S.O.D. : Tous (tes) les auteurs (e sont les bienvenus (es) à Plimay ? Sous quelle base choisissez-vous les textes que vous publiez sur la page ?

D.D. : Plimay est ouvert à tous (tes) les auteurs (es), sans mettre en question leur ethnicité. Vous êtes les bienvenus (es) chez nous où que vous soyez sur le globe. Plimay est, en effet, ce lien qui unit les peuples sans discrimination aucune.

À Plimay, nous avons beaucoup de rigueur. Un texte est éligible à être publié sur notre plateforme quand il retient l’attention du comité de lecture. Nous nous basons essentiellement sur la qualité des textes. Ainsi, ils seront automatiquement refusés s’ils manquent de maturité ou de qualités littéraires. Les textes que nous publions ne doivent pas faire l’objet d’une publication antérieure, que ce soit sur un site Internet ou sur les réseaux sociaux.

S.O.D. : Des initiatives et des projets, vous en avez ? Parlez-nous en !

D.D. : Des initiatives, nous en avons beaucoup. Nous avons lancé en juillet 2019 la 1e édition de la Quinzaine de la Poésie Féminine, qui était purement virtuelle. La réalisation de l’édition 2019 était un prétexte à la vulgarisation de la poésie des femmes, dans un monde machiste et misogyne. Cette année encore, vu le contexte actuel, nous sommes contraints à réaliser une 2e édition virtuelle. Puisque cette initiative est appelée à perdurer, nous ferons en sorte que les prochaines éditions soient à la fois virtuelles et physiques (si on peut le dire ainsi), avec des rencontres de poètes, des conférences et des séances de dédicace dans pas moins de 10 villes, qui seront préalablement choisies.

D’autres initiatives seront mises en œuvre à mesure que nous avançons. Par exemple, nous comptons organiser des ateliers d’écriture et de lecture dans tout le pays. Pour y arriver, nous commencons déjà à collecter des livres. Et les formateurs sont prêts à emboîter le pas. Nous comptons aussi réaliser des manifestations littéraires afin de mettre les jeunes en contact avec l’objet-livre.

L’un des projets sur lequel nous travaillons actuellement est la création d’un Prix littéraire qui sera bientôt lancé. Nous nous gardons de tout dévoiler pour l’instant. Mais en fait, toutes les informations relatives à ce prix vous seront bientôt communiquées et disponibles sur notre site Internet.

Propos recueillis par Stenley O. Doriscat

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