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Au gré des vagues


As-tu encore en mémoire cet après-midi de mai, quand on a eu la folle envie d’aller nous tremper un peu sur la côte? Il y avait quelques présences éparses sur une partie de la plage et nous avions choisi l’option de l’isolement. On se mettait à plat ventre sur des cailloux très blancs, ils étaient d’une blancheur telle qu’on aurait dit que les vagues les astiquaient secrètement la nuit.

On bavardait au mépris du reste du monde. Nous nous sommes autorisés des étreintes sauvages dans du sable et on s’enroulait jusqu’aux écumes. On se mouillait le dos, je ressentais l’humidité de la mer murailler l’intérieur de mes jambes et tout mon postérieur, j’avais les oreilles presque sous l’eau. La mer émoustillait inlassablement le sable vorace et tu étais là, majestueusement belle, perchée sur mon bide à remuer la tempête. Le vent tiraillait, avec intensité, tes cheveux vers l’est jusqu’à les retourner sur ton front. Je te regardais sourire, il y avait du sable partout sur ton visage, tu t’en fichais complètement et on en riait à se découdre les rides. J’avais envie de déployer mes poumons à la face du bleu du ciel, respirer un coup profond et long. Prolonger mes jours ultimes sur ce coin perdu de la plage, sans jamais me lasser de toi, voilà ce à quoi se résumaient mes désirs à cette heure où la journée touchait à sa décrépitude. Mes pensées ne t’ont jamais abandonnée.

Je supporte avec joie et nostalgie les ruminations de nos vieux souvenirs sans rides. Sans quoi, j’aurais oublié longtemps déjà – mais comment – la partie, ou devrais-je dire l’instant où tu laissais fuguer tes fringues de tes cambrures diaboliques. Là, sous mes yeux. Toi, si pudique! C’était la plus belle et la plus délicate des éclosions. Le soleil s’effaçait peu à peu dans le dos de la montagne, il laissait cette teinte orange mixée dans du rouge. Je t’ai regardée perdre les hanches dans ces eaux ombrées, ton cul me paraissait  plus ferme  que d’habitude, était-ce une révélation de la pâleur engendrée par un soleil diligent ?

Je n’avais pas le courage de résister à tes délires. J’étais allé te retrouver dans la mer, on faisait nos braises, on distillait nos baises et on prenait notre aise. Dans nos frictions, on s’abandonnait librement à nos inclinations grivoises. Si c’était à refaire, je le ferais jusqu’à ce que le soleil se remette de son interminable trajectoire. Dans le noir, on consommait nos lèvres et je pouvais ressentir ton regard pesant s’abattre sur moi. Tes pieds me ceinturaient fermement les hanches et tes obus turgescents se dressaient contre ma poitrine. J’en subissais tout le poids à chacun des soubresauts que nous infligeait la mer remuante.

La nuit planait sur tout le littoral, on pouvait entendre la rumeur des vagues échouer aux abords de tout ce qui émerge. La mer chuchotait sa poésie et elle suintait une douceur démesurée. J’étais pleinement dévoué à tes caprices ce soir-là.

Au cas où tu…tu…tu…Nous avons plein de choses à terminer et surtout beaucoup à reproduire.


En mémoire de nos folles années et de nos innommables bêtises, je t’embrasse A. S-A

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