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Anténor Firmin | De l’égalité des races humaines – extraits


Préjugés et vanités

« Les Nègres d’Afrique n’ont reçu de la nature aucun sentiment qui s’élève au-dessus de l’insignifiant. Hume défie qui que ce soit de lui

citer un seul exemple d’un nègre qui ait montré des talents et il soutient que parmi les milliers de noirs qu’on transporte loin de leurs pays

et dont un grand nombre ont été mis en liberté, il ne s’en est jamais rencontré un seul qui ait produit quelque chose de grand dans l’art ou dans la science, ou dans quelque noble occupation, tandis qu’on voit à

chaque instant des blancs s’élever des rangs du peuple et acquérir de la considération dans le monde par des talents éminents. Tant est grande la différence qui sépare ces deux races d’hommes aussi éloignées l’une

de l’autre par les qualités morales que par la couleur. » (Kant, Critique

du jugement).

« Il est à remarquer que dès que l’on étudie avec plus de soin les peuples noirs qui se sont fait une réputation par leurs conquêtes ou par une certaine aptitude à la civilisation, on est tenté de la retirer du groupe des Nègres proprement dits.» (D’Omalius d’Halloy, Les Races humaines)

« Qui ne connaît l’infériorité intellectuelle innée des noirs ? Qui ne sait que ce sont des enfants en comparaison des blancs et, qu’il

en sera toujours ainsi ? Le cerveau du nègre est plus petit, plus fortement empreint du caractère de l’animalité, moins riche en circonvolutions que celui de l’Européen. » (L. Büchner, Kraft und Stoff).

D’après M. de Gobineau, Francklin définissait ainsi le Nègre : « C’est un animal qui mange le plus possible et travaille le moins possible. (De l’inégalité des races humaines).

« La vie du Nègre se passe dans des contrastes perpétuels et les sentiments les plus opposés trouvent place dans son cœur. La gaîté la plus folle et la plus insensée fait place au désespoir amer, l’espérance

sans bornes à l’extrême terreur, la prodigalité inconsidérée à la sordiderie.

« Les dispositions intellectuelles vont de pair avec ce tempérament tout d’impression ; le Nègre excelle à imiter, mais il est dans un état

complet d’infériorité, s’il doit faire appel à son initiative intellectuelle, » (F. Müller, Allgemeine Ethnographie).

« Le goût et l’odorat sont chez le Nègre, aussi puissants qu’informes. Il mange tout, et les odeurs les plus répugnantes, à notre

avis, lui sont agréables. » (Pruner, der Neger, eine aphoristische

Skizze).

« L’infériorité intellectuelle du Nègre se lit sur sa physionomie sans expression ni mobilité. »

« Les peuples de race nègre qui existent à l’état de liberté à l’intérieur de l’Afrique, nous montrent par leur habitude et l’état de leur esprit qu’ils ne peuvent pas dépasser le niveau de la vie de tribu, D’un autre côté, on a tant de peine, dans beaucoup de colonies, à tirer

bon parti des Nègres, la tutelle des Européens leur est tellement indispensable pour maintenir chez eux les bienfaits de la civilisation, que l’infériorité de leur intelligence comparée à celle du reste des hommes

est un fait incontestable.

« Sans doute, on pourrait citer beaucoup de Nègres qui ont dépassé les Européens par la portée de leur esprit. Les généraux Toussaint Louverture, Christophe et Dessalines, n’étaient pas des hommes ordinaires, et Blumenbach, nous a conservé les noms de beaucoup de Nègres illustres, parmi lesquels il cite Jacob Captain, dont les sermons, les écrits théologiques, en latin et en hollandais sont vraiment remarquables. Il ne faut pas cependant juger ici par des cas individuels, mais par l’ensemble. Or, l’expérience a prouvé que les Nègres sont inférieurs en intelligence à tous les peuples connus, même aux

peuples sauvages de l’Amérique et des îles de l’Océanie. » (Louis Figuier, Les Races humaines).

« Il est certain que la race nègre, en intelligence comme en activité est inférieure à ses deux sœurs ; mais il suffit de lire les récits des voyageurs, pour être non moins sûr qu’elle les surpasse en capacité affective. » (Pierre Lafitte, Conférence sur Toussaint-Louverture).

« La variété mélanienne est la plus humble, et gît au bas de l’échelle. Le caractère d’animalité empreint dans la forme de son bassin lui impose sa destinée, dès l’instant de la conception. Elle ne sortira jamais du cercle intellectuel le plus restreint. » (De Gobineau, De l’inégalité des races humaines).

« Par là que le Nègre appartient au genre humain, l’esclavage est irrationnel et illégitime. Mais il ne suit nullement de là que la race nègre soit égale à la race blanche et que, comme telle, doive être admise avec elle au partage des mêmes droits et à l’exercice des mêmes fonctions, ou qu’elle ait la même importance et puisse jouer le même rôle

dans l’histoire. » (Dr Vera, note de la Philosophie de l’esprit de Hegel).

« L’ensemble des conditions qui a fait les races a eu pour résultat d’établir entre elles une inégalité actuelle qu’il est impossible de nier. Telle est pourtant l’exagération dans laquelle sont tombés les négrophiles de profession, lorsqu’ils ont soutenu que le Nègre dans le passé et tel qu’il est est l’égal du blanc…

« Or, tant qu’il existera des pôles et un équateur, des continents et des îles, des montagnes et des plaines, il subsistera des races distinguées par des caractères de toute nature, des races supérieures et des races inférieures au point de vue intellectuel et moral. En dépit des croisements, la variété, l’inégalité persisteront sur la terre. » (De Quatrefages, L’espèce humaine).

« Les hommes ne sont pas égaux, les races ne sont pas égales. Le Nègre, par exemple, est fait pour servir aux grandes choses voulues et

conçues par le blanc. » (Ernest Renan, Dialogues philosophiques).

On pourrait citer une foule d’autres auteurs d’une importance de premier ordre, philosophes ou savants, ayant la même opinion sur l’infériorité native de la race noire et la profonde différence morale et intellectuelle qui la sépare, pour ainsi dire, de l’humanité blanche. Cette opinion se complète par une conviction non moins catégorique

de la médiocrité de la race jaune et de la supériorité incontestable de la race caucasique. Mais comme les noirs et les blancs occupent les deux extrémités de l’échelle ethnologique, ce sont ceux-là qui font

constamment l’objet des comparaisons anthropologiques.

En mettant de côté toute considération secondaire, il y a à se poser les questions suivantes : Comment tant d’hommes éminents, d’une indépendance d’esprit indiscutable, savants aux théories hardies ou philosophes libres-penseurs, ont-ils pu adopter cette idée étrange de l’infériorité naturelle des noirs. Cette idée n’est-elle pas reçue à l’égal d’un dogme, lorsque, au lieu de l’étayer d’une démonstration sérieuse,

on se contente de l’affirmer comme s’il s’agissait d’une vérité justifiée par le sens commun et la croyance universelle ? Dans un siècle où toutes les questions scientifiques sont étudiées, soit par la méthode expérimentale, soit par l’observation, le jugement par lequel on établit que la race noire est inférieure à toutes les autres resterait-il sans aucune autre base que la foi des auteurs qui l’avancent, pareil à ces propositions apodictiques si bien démontrées qu’elles ne souffrent point de contradiction ? C’est une chose impossible. Aucun ordre de vérité ne peut échapper aux lois de la logique ; et toutes les fois qu’on se trouve en face de ces opinions qui circulent dans le monde et obscurcissent l’intelligence, sans avoir d’autre prestige que leur vulgarisation, on doit leur refuser toute confiance comme toute importance sérieuse.

Or, malgré tous les faits considérés jusqu’ici, malgré tous les arguments qui lui sont contraires, le préjugé de l’inégalité des races est tellement ancré dans l’esprit des hommes les plus éclairés de l’Europe qu’ils semblent ne pas pouvoir s’en départir. Il faut donc croire à l’existence de certaines causes extrinsèques, étrangères à la question scientifique, mais dont l’empire est tel qu’elles tiennent les plus belles intelligences subjuguées et paralysées par leur prestigieuse influence. Afin

de faire une lumière définitive sur le fait de l’égalité des races humaines, — quelque tortueuse et difficile que soit la voie, — il faut aller à la recherche de ces influences assez puissantes pour donner à l’erreur une consécration capable de la maintenir avec tant d’opiniâtreté, en face de l’évidence même.

Anténor FIRMIN

DE L’ÉGALITÉ DES RACES HUMAINES,

Anthropologie positive,

Chapitre XIII, 1885.

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